Après de longues investigations auprès de la Karavan, Shayna
et Faanjos prirent conscience que leur quête ne les mèneraient à rien.
Marchants au clair de lune sur les pontons de la ville flottante, les deux Trykers s’arrêtèrent chez
Ba’Naer.
« Nous n’arriveront à rien Faan, j’en suis consciente … »Dit Shayna guettant la réaction du Tryker.
« Humm ! Je la connais la raison moi, et je vais
te la dire… Ce ne sont pas les Karavans qui détiennent nos proches, non, Djeka
à dû hallucinée comme d’habitude. Regarde comme ils nous ont accueillis, pense tu réellement
que ces valeureux guerriers aient la moindre implication dans ces enlèvements ? »
Tonna Faanjos, foudroyant Shayna du regard.
« Que t’arrive t’il Faan, je sent la colère dans tes
yeux, mais elle n’est pas celle que nous partageons… » Interrogea La trykette.
« Tais-toi ! Sotte. Tu es aveuglée par ces Neutres,
tu pense et réagis comme eux, tu ne comprends pas que Jena est pure, elle nous
tend une main, et toi ! Tu continue à penser qu’il faut les combattre ! »
Hurla Faan’, ce qui fit sursauter le Barman.
« Calme toi… s’il te plaît, tu ne sais pas ce que tu dis. » s’exclama Shayna.
Faanjos se leva d’un bon, et la guerrière à la chevelure du désert
sentit des mains attraper ses bras.
Elle lutta pour se libérer, mais rien n’y fit. Les mains la
poussaient contre le comptoir du bar et l’immobilisaient. Entourée de membres
invisibles laissant des trainées spectrales, elle les fixa, les yeux brillant de haine.
Son cousin se tenait là, immobile, devant elle.
Ces deux doigts touchèrent son front et il ferma les yeux.
« Je ne peut pas te laisser agir ainsi Shayna, nos proches seraient si fier de nous s’ils
nous voyaient œuvrant pour la paix aux coté de la génitrice d’Atys et mère de l’hominitée… »Susurra le Tryker.
Faanjos ne lâcha pas pour autant l’emprise qu’il exerçait
sur sa cousine, qui, haletante de douleur, s’appuya contre le comptoir éventré.
Le jeune Homin pressa de nouveaux ces doigts sur ces tempes
et ferma les yeux.
Une vague de vertige submergea Shayna, occultant toutes ces
pensé, elle plongea dans le néant ;
elle aurait tout donné pour que le monde s’arrête de tourner follement autour d’elle.
La sève commençait à ruisseler des yeux de l’homine, tout à
coup, un éclat de lumière gronda, masquant le bruit des éoliennes.
Faanjos disparu peu à peu de sa vision, continuant à formuler
des phrases incohérentes, criant gloire à sa Déesse.
Au petit matin, La jeune Heradesse, decouvrit son corps
inanimé, et l’emmena aussîtot voir les guerrisseur de La Garde des Dragons
Noirs.
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